Le fort déficit pluviométrique enregistré depuis mi-juillet et les épisodes récents de très fortes chaleurs ont entraîné une baisse générale des débits de tous les cours d'eau sur l'ensemble du département de la Moselle. Cette absence de pluviométrie a des incidences directes sur l'état de la ressource en eau superficielle.

Concernant les eaux souterraines, le niveau moyen mensuel des nappes se situe légèrement en deçà de la moyenne pour la saison.

 

Sur la base de ces éléments, la préfecture de la Moselle a réuni, ce vendredi 10 août 2018, le comité départemental sécheresse qui a placé l'ensemble du département de la Moselle au niveau d'ALERTE, entrainant des mesures de limitation des usages de l'eau sur l'ensemble du département.

 

Ainsi, tous les usagers de l'eau (particuliers, collectivités, exploitants agricoles, industriels) sont soumis à des restrictions particulières et graduées, à compter du vendredi 10 août 2018, de la façon suivante :

 

• Piscines  : le remplissage est interdit, sauf pour les chantiers en cours, piscines publiques, piscines d’établissements recevant du public et piscines d’hôtel.

Le lavage des véhicules est interdit sauf dans les stations professionnelles.

Les lavages des voiries et des trottoirs, le nettoyage des terrasses et façades, sont limités au strict nécessaire.

• L’arrosage des pelouses et espaces verts publics ou privés et des terrains de sport est interdit de 11h à 18h, sauf sur les terrains de compétition niveau national.

• L’arrosage des potagers est lui aussi interdit de 11h à 18h, au-delà il est limité au seul arrosage manuel.

• Les fontaines publiques en circuit ouvert ne seront plus alimentées.

 

Ces interdictions s’appliquent, qu’il s’agisse d’eau provenant du réseau d’alimentation public, de prélèvements dans les cours d’eau ou leur nappe d’accompagnement (nappe en équilibre avec les rivières), ou de puits personnels.

 

Ces dispositions sont applicables à compter de la signature des arrêtés et jusqu’au 15 Novembre 2018, sauf évolution de la situation météorologique et hydrologique conduisant à renforcer, prolonger ou abroger les mesures prises.

 

 

Les maires sont chargés de veiller au respect de ces règles. Les contrevenants aux dispositions des arrêtés s’exposent à des amendes de 1 500 €, voire 3 000 € pour les récidivistes.